Fela Anikulapo Kuti (1938-1997) est le musicien africain le plus influent du XXe siècle. Créateur de l'Afrobeat — fusion de jazz, funk, highlife et traditions yoruba — il était aussi un activiste politique radical qui dénonçait la corruption et le néocolonialisme. Son œuvre inspire toujours l'Afrobeats moderne.
Fela Kuti développe l'Afrobeat à Lagos dans les années 1970 avec son groupe Africa 70 (puis Egypt 80). Ce style fusionne le jazz de James Brown, le highlife ghanéen, les rythmes yoruba et des paroles politiques en pidgin english. Des titres comme 'Zombie', 'Lady', 'Sorrow Tears and Blood' sont des classiques.
Fela Kuti dénonce ouvertement le gouvernement militaire nigérian. En 1977, l'armée attaque sa communauté (Kalakuta Republic) — sa mère est défenestrée et meurt. Il est emprisonné à plusieurs reprises. Sa résistance pacifique en fait un symbole continental de liberté.
L'Afrobeats contemporain (Burna Boy, Wizkid, Davido) doit tout à Fela Kuti dans son esprit de fierté africaine et d'innovation musicale. Burna Boy, en particulier, se revendique directement de l'héritage Fela.
'Zombie' (1977) est son titre le plus populaire. 'Lady', 'Shuffering and Shmiling', 'Colonial Mentality' sont des classiques essentiels. L'album 'Expensive Shit' (1975) est un bon point d'entrée.
Indirectement. Fela Kuti est la source culturelle de toute la musique africaine contemporaine. Mais la danse afrobeats moderne (Shaku Shaku, Azonto) est plus directement liée aux artistes nigérians des années 2000.
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