La bachata a parcouru un chemin extraordinaire : de la musique des bordels et quartiers pauvres de la République Dominicaine dans les années 1960, méprisée par les élites, à un phénomène mondial dansé dans des millions de cours et de soirées. Cette histoire de résilience culturelle est fascinante.
Dans les années 1960, la bachata est jouée dans les bordels et les coins de rue de Santo Domingo. Les médias et l'élite dominicaine la méprisent — elle est associée aux pauvres, aux analphabètes, aux marginaux. La radio nationale refuse de la diffuser.
Dans les années 1980, des artistes comme Blas Durán (guitare électrique) modernisent le genre. La radio commence à l'accepter. Dans les années 1990, avec Antony Santos et Luis Vargas, la bachata atteint un large public dominicain. L'heure de la revanche culturelle sonne.
Aventura et Romeo Santos propulsent la bachata à New York dans les années 2000. En Europe, la bachata sensual (Jorge & Alexia, Barcelone) l'adapte aux cours de danse. Aujourd'hui, la bachata est parmi les danses de couple les plus enseignées au monde.
La bachata était associée aux classes populaires et aux milieux 'immoraux' dans une société dominicaine stratifiée. Ses paroles crues sur l'alcool, l'amour blessé et la pauvreté choquaient les classes aisées.
La bachata arrive en France dans les années 2000 via la communauté hispanique et les festivals de danse latine. L'explosion de la bachata sensual (post-2005) et les vidéos YouTube ont accéléré sa popularisation en France.
Cours de Bachata pour tous niveaux — Paris 13e, BNF François-Mitterrand. Essai à 15€ sans engagement.