La Yambú est la plus ancienne et la plus douce des trois rumbas cubaines (yambú, guaguancó, columbia). Dansée en couple mais sans vacunao (le geste de 'vaccination' érotique du guaguancó), elle est considérée comme la 'rumba des anciens' — lente, gracieuse, pleine de dignité.
La Yambú se danse sur un tempo lent. Les mouvements sont gracieux et dignes — on dit que la Yambú imite les mouvements d'une personne âgée (d'où son surnom 'rumba de los viejos'). Le couple danse face à face mais maintient une distance respectueuse.
La Yambú se joue traditionnellement sur des cajones (caisses en bois) ou des tumbadoras. Le rythme est plus lent que le guaguancó et beaucoup plus lent que la columbia. Cette lenteur permet une expression gestuelle raffinée et nuancée.
La Yambú est pratiquée dans les fêtes de quartier, les cérémonies culturelles et les performances de rumba traditionnelle. Elle représente le respect pour les anciens et la transmission intergénérationnelle de la culture afro-cubaine.
La Yambú est un ancêtre de la salsa via la rumba. Les danseurs de salsa qui étudient la Yambú y trouvent des resources pour l'expression corporelle douce et la grâce des mouvements.
Certains cours et workshops de rumba cubaine à Paris enseignent la Yambú. Elle est moins commune que le guaguancó mais reste une porte d'entrée importante sur la culture musicale afro-cubaine.
Cours de Salsa Cubaine pour tous niveaux — Paris 13e, BNF François-Mitterrand. Essai à 15€ sans engagement.